Dans cette page vous trouverez l'histoire du sirop d'érable et l'accès à notre légende amérindienne sur le sirop d'érable. 

 

 

 


 

L'origine du sirop d'érable, fierté de notre patrimoine québécois,  a commencé avec les Amérindiens. Une légende raconterait qu'un Amérindien aurait planté son tomahawk dans un érable pour ne pas le perdre pendant qu’il travaillait dans le bois. La sève aurait coulé dans un contenant fait de branchages. Le lendemain, sa femme aurait ramassé le contenant rempli d'eau et aurait utilisé cette eau pour cuisiner. Ayant trouvé le goût amélioré, ils ont décidé de continuer  à la ramasser. En entaillait les arbres, ils ont découvert que la sève sucrée provenait des érables, les «mishtan».

 

Les Amérindiens, chaussés de mocassins et de raquettes,     
(photos prises au Village Huron de l'Ancienne-Lorette)

entaillaient les «mishtan» à l'aide d'un tomahawk. Par la suite, ils introduisaient une gouge (goutterelle, goudrille, goudille) dans la fente pour diriger la sève vers un contenant creusé dans du bouleau (un mokuk, cassot d’écorce) et placé au pied de l'arbre.  À chaque matin, les Amérindiennes récoltaient l'eau d'érable et la transportaient vers leur campement.

 traineau.jpg (65039 octets) (traîneau à chiens pour aider à transporter du matériel lourd dans la neige)

Pour la chauffer, elles utilisaient 2 techniques. La première méthode consistait à mettre un chaudron d'argile au-dessus du feu. Elle était suspendue à des branches  croisées ou à un tronc coupé et penché. Ce genre de tronc était l'ancêtre de l'étemperche  (crémaillère, tige de bois ou de fer). 

La deuxième méthode, plus longue et laborieuse, demandait de jeter des pierres chauffées et rougies au feu directement dans la sève.  Les contenants utilisés étaient des paniers enduits de résine ou des ventres (panses) de bisons. Les Amérindiennes utilisaient des pinces faites de bouts de bois pour manipuler les pierres brûlantes.  argil.jpg (21943 octets)

Afin de conserver les produits de l’érable, les autochtones allongeaient le temps d’ébullition de la sève pour la réduire au maximum et épaissir le sirop, ou le rendre en sucre.  Ils les conservaient ainsi plus longtemps et ce procédé facilitait et allégeait le transport.

 

Avec l’arrivée des colons, les techniques de cueillette de sève et de fabrication des produits de l’érable se sont améliorées et raffinées. 

L’utilisation d’outils ou de matériaux comme le vilebrequin; des chaudières de fer ou de bois; des marmites de fer; des baquets ou tonneaux; d’étemperches de métal; d’écumoires de bois ou de fer; des biounes (cornes de voix) de métal et des cabanes de bois.  Les habitants de la Nouvelle-France ont assimilé rapidement les techniques amérindiennes et ont vite appris les avantages et les bienfaits de ces produits.  Pour rendre les travaux encore plus faciles, les colons se rassemblaient et s’entraidaient.  Après les récoltes, ils célébraient en mangeant ensemble le fruit de leur labeur sous forme de sirop, de beurre, de sucre ou de tire sur la neige.  Cette habitude est tranquillement devenue une tradition familiale.

 

Aujourd’hui les techniques continuent à évoluer.  Les seaux et chalumeaux de fer ont fait place aux matériaux d’aluminium.  Pour accélérer le processus de collecte de sève, les acériculteurs (producteurs de produits de l’érable) utilisent maintenant la méthode par tubulure et ébullition de la sève après traitement par osmose.  Ce dernier permet de séparer l’eau du sucre de la sève à l’aide de filtres.  Ainsi 80% de l’eau est enlevée.  40 à 50 litres d'eau étaient nécessaires pour obtenir un litre de sirop auparavant tandis que maintenant 8 à 10 litres après traitement à osmose suffisent.

 

Pour conclure, nous trouvons que nous avons de la chance de posséder des érables à sucre au Québec et qu’un Amérindien ait probablement percé par hasard un mishtan avec son tomahawk.  Depuis l’arrivée des colons, l’acériculture a grandement évolué.  L’engouement pour nos produits d’érable a fait croître leur production et du même coup l’économie québécoise.  Nous sommes extrêmement fiers de ce patrimoine réputé internationalement.

  

Les élèves de la classe de France, 5e.

 

sources:

http://www.agr.gc.ca/misb/hort/maple_f.html
http://www.cslaval.qc.ca/apo/erable/sirop.htm
http://arcsq.qc.ca/
http://radio-canada.ca/tv/decouverte/7_sirop/

www.erabliere-lac-beauport.qc.ca/musee.htm