|
Dans cette
page vous trouverez l'histoire du sirop d'érable et l'accès à notre
légende amérindienne sur le sirop d'érable.
|
|
||
|
|
|||
|
L'origine
du sirop d'érable, fierté de notre patrimoine québécois,
a commencé avec les Amérindiens. Une légende raconterait qu'un
Amérindien aurait planté son tomahawk dans un érable pour ne pas le
perdre pendant qu’il travaillait dans le bois. La sève aurait coulé
dans un contenant fait de branchages. Le lendemain, sa femme aurait ramassé
le contenant rempli d'eau et aurait utilisé cette eau pour cuisiner.
Ayant trouvé le goût amélioré, ils ont décidé de continuer
à la ramasser. En entaillait les arbres, ils ont découvert que la
sève sucrée provenait des érables, les «mishtan». Les
Amérindiens, chaussés de mocassins et de raquettes, entaillaient les «mishtan» à l'aide d'un tomahawk. Par la suite, ils introduisaient une gouge (goutterelle, goudrille, goudille) dans la fente pour diriger la sève vers un contenant creusé dans du bouleau (un mokuk, cassot d’écorce) et placé au pied de l'arbre. À chaque matin, les Amérindiennes récoltaient l'eau d'érable et la transportaient vers leur campement. Pour la chauffer, elles utilisaient 2 techniques. La première
méthode consistait à mettre un chaudron d'argile au-dessus du feu. Elle
était suspendue à des branches croisées
ou à un tronc coupé et penché. Ce genre de tronc était l'ancêtre de
l'étemperche (crémaillère,
tige de bois ou de fer). La
deuxième méthode, plus longue et laborieuse, demandait de jeter des
pierres chauffées et rougies au feu directement dans la sève.
Les contenants utilisés étaient des paniers enduits de résine ou
des ventres (panses) de bisons. Les Amérindiennes utilisaient des pinces
faites de bouts de bois pour manipuler les pierres brûlantes.
Afin de conserver les produits de l’érable, les autochtones
allongeaient le temps d’ébullition de la sève pour la réduire au
maximum et épaissir le sirop, ou le rendre en sucre.
Ils les conservaient ainsi plus longtemps et ce procédé
facilitait et allégeait le transport. Avec l’arrivée des colons, les techniques de cueillette de sève et de fabrication des produits de l’érable se sont améliorées et raffinées.
Aujourd’hui
les techniques continuent à évoluer.
Les seaux et chalumeaux de fer ont fait place aux matériaux
d’aluminium. Pour accélérer
le processus de collecte de sève, les acériculteurs (producteurs de
produits de l’érable) utilisent maintenant la méthode par tubulure et
ébullition de la sève après traitement par osmose.
Ce dernier permet de séparer l’eau du sucre de la sève à
l’aide de filtres. Ainsi
80% de l’eau est enlevée. 40
à 50 litres d'eau étaient nécessaires pour obtenir un litre de sirop
auparavant tandis que maintenant 8 à 10 litres après traitement à
osmose suffisent. Pour
conclure, nous trouvons que nous avons de la chance de posséder des érables
à sucre au Québec et qu’un Amérindien ait probablement percé par
hasard un mishtan avec son tomahawk.
Depuis l’arrivée des colons, l’acériculture a grandement évolué.
L’engouement pour nos produits d’érable a fait croître leur
production et du même coup l’économie québécoise.
Nous sommes extrêmement fiers de ce patrimoine réputé
internationalement. Les élèves de la classe de France, 5e.
sources: http://www.agr.gc.ca/misb/hort/maple_f.html |
|||
|
|
|||